DE LA PRATIQUE DES MOUVEMENTS PRELIMINAIRES VERS LA MEDITATION

Une première question germe en mon esprit avant d’aborder le thème de
notre journée en yoga sur les mouvements préliminaires :
POURQUOI PRATIQUER DU YOGA ?
La multiplicité en yoga présentée actuellement avec plusieurs options de
pratiques posturales en dynamique pourrait éventuellement se substituer
aux différentes pratiques permettant de mobiliser et de renforcer le corps ;
MAIS je me permettrais d’affirmer que cette multiplicité de yogas tue le
yoga !
De nos jours, nous assistons à une multiplicité de yoga qui est représentative
de notre époque : époque où tout va très, très vite, où tout doit aller très vite
(moyens de déplacement de communication), et nous devenons ainsi les
esclaves de cette époque tant dans notre mode de pensée, que de
fonctionnements….
Nous cherchons à réaliser des objectifs très rapidement, à atteindre des
résultats très rapidement… Le rythme de nos pensées est accéléré et pour
essayer de calmer tout ce jeu, nous sommes en permanence dans la
réalisation de la forme car pas le temps de faire autre chose. !!! NOUS
RESTONS SUR L’AVOIR et … RAPIDEMENT.
C’est ainsi que nous voyons apparaître des pratiques d’asanas sur le ton
« compétition » voir posture acrobatique, résultats à obtenir en termes de
performance sous une fausse idée d’un mieux Être …. Dans cette attitude,
malheureusement, ces pratiques ne permettent qu’une réalisation de posture
sur le ton de paraître et non de l’Être : un des fléaux de notre époque.
Nous restons ainsi inconsciemment sur le mode de la névrose, esclave de
celle-ci, nous avons du fait de notre mode de vie, l’habitude de nous identifier
à notre corps, de nous identifier à notre mental, de nous identifier à nos
émotions positives ou négatives, nous sommes ainsi ce corps et rien d’autre,
nous en sommes l’esclave sur le mode paraître. En termes de compétitivité,
nous souhaitons montrer un corps parfait dans une posture parfaite., nous
sommes ainsi complètement dans la névrose par peur de ne pas être à la

hauteur…. Mon corps n’est pas parfait, je n’arrive pas à l’image donnée par
l’asana, donc je suis nul ! Et nous transformons notre pratique de yoga en
pratique névrotique. Nous oublions ainsi l’essence, la fonctionnalité de ce
corps, car le but en yoga n’est pas la posture, mais simplement de réaliser la
posture d’une manière fonctionnelle pour soi-même. C’est en d’autres termes
travailler en conscience pour unifier le corps (la matière, le mental) à la
conscience.
LA CONSCIENCE, contrairement à notre mental limité, est reliée à quelque
chose d’immensément plus grand, d’illimité, reliée au Grand Tout, au divin,
(on peut l’appeler âme, énergie du cœur).
La science du yoga nous enseigne que nous ne sommes pas simplement une
voiture (le corps physique et mental) mais que nous sommes également le
chauffeur (conscience, quête spirituelle, énergie du cœur, développement de
l’intuition, énergie d’Amour).
Par ce qui est fonctionnel, quels que soient l’âge, la souplesse, la santé du
corps, nous agissons en yoga sur le corps dans la fermeté pour reprendre le
contrôle du corps, du souffle, du jeu des pensées par un meilleur recentrage :
je suis en yoga, je me relie ainsi à la conscience avec humilité, lâcher prise,
dans le non vouloir et l’acceptation de ce qui est.
En bref, nous ne sommes plus esclave de nos névroses par le jeu du mental, je
croyais que je n’étais qu’une voiture (mon corps, mon mental, mes émotions :
les maîtres à bord), mais en fait j’avais oublié qu’il y avait un chauffeur : la
conscience reliée au Grand Tout dans l’énergie d’Amour et de Joie. Mon corps
se met ainsi au service de la Conscience.
Le yoga est :
L’union du corps et de l’esprit,
L’union de l’humain à l’ETRE
L’union de la matière et du divin (spirituel)
Les 18 mouvements préliminaires longue phrase proposée par le yoga de
l’énergie, élaborée par Roger Clerc, dont l’enseignement a été donné par
Lucien Ferrer, contrairement aux asanas qui proposent une pratique statique,
ces 18 mouvements est une exécution consciente des mouvements du corps
qui s’articulent entre eux d’une façon harmonieuse. C’est la colonne
vertébrale sur laquelle repose tout l’enseignement du yoga de l’énergie.

LA SYMBOLIQUE :
18 :
Le 1 représente l’UNITE, le principe dans lequel tout est en puissance à la fois
dans l’infiniment petit et l’infiniment grand.
Le 8 est le symbole de l’infini.
Les deux chiffres accolés symbolisent le TOUT (manifestation de l’UNITE et de
son expansion dans l’infini, dans toutes les directions)
Ainsi, cette longue phrase composée de 18 mouvements, nous relie à notre
nature immuable, pure, conscience énergie, de l’âme, de l’Être, conscience
énergie du cœur.
Elle nous relie dans la symbolique à l’Energie Vibratoire du Grand Tout.
Energie cosmique à laquelle l’ETRE EST RELIE, où tout n’est que manifestation
d’Amour et de Joie.
Cette énergie, nous l’avons oubliée, car nous sommes devenus esclaves de
notre corps par une identification, de notre mental (qui est très limité et qui
n’arrive plus à suivre le rythme effréné de la vie sociale et professionnelle),
de nos émotions négatives ou positives auxquelles nous nous identifions,
nous devenons nos névroses, nos peurs de… Nous avons oublié le « JE SUIS
CELA », nous avons oublié notre Conscience qui ne peut être affectée, nous
avons oublié notre force divine qui est en nous.
Cette pratique des 18 mouvements préliminaires nous relie ainsi aux
principes vibratoires de la vie.
C’est ainsi que le yogi est souvent représenté tel un danseur. Il danse avec la
vie. Il n’en est plus l’esclave, ni victime. Il est hors temps. L’humain, la
matière, (le corps, le mental, les émotions) vibre alors en fonction de la
conscience et de l’ETRE.
Roger Clerc appelle les 18 mouvements préliminaires « la Danse Cosmique »
où l’homme recentré par ces 18 mouvements peut partant de son centre
vibrer énergétiquement avec le « tout »
LES EFFETS SUR LE CORPS PHYSIQUE :

Les 18 mouvements (principalement torsions, flexions) contribuent à
améliorer l’assouplissement du torse, et la capacité respiratoire. Le squelette
et la musculature bénéficient de ces mouvements.
Ainsi, nous retrouvons la fonctionnalité de notre corps, nous retrouvons la
fluidité du corps et du souffle en conscience.
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LES EFFETS SUR LE CORPS DU MENTAL
Par la pratique persévérante des mouvements du corps, l’attention
s’améliore, la concentration dans la pensée se renforce, (excellents exercices
de recentrage et de concentration qui sont des outils thérapeutiques pour des
personnes en dispersion).
C’est un excellent entraînement à la stabilité du mental qui nous permet de
contrôler le souffle.
LES EFFETS SUR LE CORPS COMME GLOBALITE CORPS CONSCIENCE
Par la pratique persévérante, dans le LACHER PRISE, où la sensibilité de l’Etre
doit prévaloir sur l’effort volontaire, ou la volonté d’agir reste en veilleuse, le
corps énergie se dévoie par le souffle conscient, d’une respiration polarisée.
Par l’affinement des sens, les sens ordinaires deviennent subtils, nous
pouvons ainsi vivre le corps comme corps d’énergie pour recevoir ainsi
l’énergie primordiale de la Source Créatrice.
Ces 18 mouvements se transforment alors en une véritable danse cosmique.
DE LA MOBILITE A L’IMMOBILITE

cette attitude intérieure d’expériences et de vécu dans la mobilité
et la fermeté, nous permet ainsi dans l’immobilité, en assise méditative, de
percevoir que nous ne sommes pas simplement un humain dans sa
personnalité, son statut social, que nous sommes bien autre chose illimitée,
où tout le potentiel énergétique s’exprime en inter-relation avec l’Energie
Créatrice, où toutes les vibrations ne sont que Joie , Amour. C’est ainsi que la

voie du cœur s’exprime, celle de notre Maître Intérieur, de notre moi divin,
qui est immuable, l’immobilité nous permet l’écoute, la disponibilité dans
l’éternité. La vie est en nous, les solutions sont en nous, nous sommes alors
les créateurs du monde extérieur.

Tout peut changer !
A SUIVRE ….